Category Archives: Un autre regard sur…

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conseil en marketing IT

2020 ou l’année des toutoutes 1ères fois

L’année 2020 n’a pas été celle que nous attendions. Je l’avais commencée avec un beau voyage en Guadeloupe pour bien démarrer l’année et je la souhaitais cool et dynamique, sympa et nouvelle, comme toutes les années.

Elle a plutôt été bouleversante, innovante et étonnante.

Pour AJEM Consultants, l’année 2020 a été aussi pour moi l’année des PREMIERES car, pour la 1ère fois en 2020, j’ai:

  •  Co-animé un webinar de gestion de crise pour l’IRCE (en mode « mais pourquoi le gars il est en marcel en train de jouer à la PlayStation pendant que je parle ??? »)
  •  Mis en place des cours de Pilates sur Facebook en 4 heures pour le Studio Lin’art (et réalisé mon 1er PQ challenge !)
  •  Co-conçu en mode Super Agile avec Celinne et Valérie un parcours 100% visio pour aider des dirigeants à (Re)Bondir (et participé à mes 1ers apéros web je l’avoue !), le tout toujours pour l’IRCE
  •  Organisé un Webcafé pour Wavesoft en visio et en toute simplicité (1000 mercis d’avoir été mes betatesteurs Klaxoon!)
  • Monté une formation en visio en intelligence collective en 2 jours (merci Alain pour ce challenge)
  • Réalisé un montage photo/vidéo « spécial confinement » avec la Cie Roses des Sables (ou comment être maquillée comme un camion volé un après-midi d’avril pour la bonne cause…)
  • Animé un kick off commercial 100% visio avec Distech (merci à eux d’avoir osé)
  • Réalisé une étude internationale auprès de 600 responsables IT pour Centreon (merci à Marylène Durand de sa confiance)

Mais en 2020 nous avons aussi fait du conseil en marketing IT

et peut-être même plus que d’habitude car la nouvelle donne de la distanciation nous a rendu bien utiles, nous les consultants en marketing…

Bref l’année a plutôt été unique pour moi et mes partenaires !

Alors, autant vous dire que j’ai bien l’intention de finir 2020 et débuter 2021 avec ce même état d’esprit ⤵️ (celui du père Noël juste là)

 

conseil en marketing IT

 


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8 mars et le marketing

#CoupdeGueule : les femmes, le 8 mars et le marketing

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Cela ne vous aura pas échappé : le 8 mars a fait son retour avec son lot de dossiers spéciaux, reportages et témoignages. Évidemment les marketeurs et autres communicants ne sont pas passés à côté d’un moyen de faire le buzz et/ou de faire savoir leur « soutien » aux femmes. Entre promo pour « la fête des femmes » et les annonces de chiffres tous aussi mesquins qu’inintéressants, cela m’a donné de l’urticaire. Messieurs et Mesdames les marketeurs, il serait temps de passer de la simple opportunité commerciale à une vraie communication valorisante pour les entreprises. Et pour cela, et bien… il faut avoir des choses à raconter…

Le 8 mars et le marketing: du womenbashing au « foufounewashing »

Si les femmes ont longtemps été les parents pauvres de la communication et le principal moyen de vendre soit du rêve (en posant à moitié à poil pour un outil de développement ) soit des appareils ménagers (comme si on avait un gène du ménage supplémentaire …), elles sont à présent l’objet de toutes les convoitises… Comme l’explique si bien Nicole Ferroni avec ses mots, nous sommes à présent dans un « foufounewashing » assez généralisé…

Comme à une époque, il était de bon ton de faire du GreenWashing en matière de développement durable (histoire de laver plus vert), les entreprises pensent à présent qu’elles peuvent « laver plus #metoo » en parlant à la place des femmes ou en leur offrant la promotion qui tue pour leur épilateur préféré le 8 mars. Les marketeurs étant en première ligne sur le sujet, moi je dis « pas bravo ! ». Cela n’est pas digne de vous les gars et les filles du market et de la com’ !

Petit rappel : le 8 mars n’est pas la « fête des femmes » …

Qu’on se le dise, le 8 mars n’est pas la « fête des femmes » mais bien la journée internationale des droits des femmes. Une sacrée nuance non ?
Entre le gars qui vous souhaite une bonne fête, celui qui vous demande si vous avez vraiment besoin d’une journée pour vos droits (celui-là il vaut mieux qu’il ne sache pas à quoi il a échappé) et cerise sur le gâteau, les femmes entrepreneuses du secteur de la beauté qui vous souhaitent d’être « une vraie femme le 8 mars » j’avoue… En tant que professionnelle du marketing, j’ai craqué…
Je ne suis pas en train de dire que le marketing doit se priver d’un levier ultra intéressant en termes d’image de marque et aussi de marque employeur, mais franchement, pourrait-on faire un peu dans la finesse ? Cette démarche va finir, premièrement à tuer le symbole du 8 mars, et deuxièmement, à rendre les entreprises de moins en moins crédibles dans les actions qu’elles pourraient mener pour parvenir à la vraie parité.

« 54% de nos collaborateurs sont des collaboratrices… »

Parmi les attentions louables (mais un peu foufounewashing » vous en conviendrez), il y a le fameux chiffre : le pourcentage de femmes dans l’entreprise. Il y a 10 ans, j’avais déjà eu droit à cela, chez un de mes clients, lors d’un atelier message visant à rédiger une plaquette « corporate ». Je demande au Directeur Marketing s’il y a matière à communiquer sur la politique RSE de l’entreprise. Vu qu’il n’avait même pas de quoi faire du greenwashing, il me sort du chapeau le fameux : « mais nous pouvons parler de la parité car nous comptons 50% de femmes dans nos effectifs ». Il avait juste oublié de regarder son comité de direction : 7 hommes, 1 femme…

le 8 mars et le marketing

Et si on disait ce que l’on fait et on faisait ce que l’on dit  en matière de parité?

Or, se saisir de la cause des femmes et de la parité pour communiquer pourrait être, au contraire, un excellent moyen de se différencier à condition que cela repose sur une vraie stratégie d’entreprise et une réalité vécue par l’ensemble des parties prenantes. A savoir : que les femmes soient payées au même salaire que les hommes pour le même job, qu’elles aient accès aux postes stratégiques malgré leur foufoune et leurs trois gosses, qu’on leur épargne le célèbre « mais t’as tes règlesS ou quoi pour lever le ton comme çà ? » et que les hommes puissent prendre leurs congés de paternité sans apparaitre comme des traitres à la nation…
Ne rêvons pas, cela ne peut se faire en un jour mais cela peut être un objectif stratégique dont les clients sauront apprécier la valeur en matière d’entreprise responsable et citoyenne.
C’est ce que la marque de protection hygiénique Always a très bien compris avec sa campagne #LikeAGirl qui sert autant la marque que la cause de ses clientes.
Ne pensez pas que je me focalise sur les frangines uniquement car, dans mon esprit, l’égalité des femmes et des hommes est tout aussi bénéfique pour les hommes qui doivent parfois faire face à des réticences de leur futur employeur quand il s’agit les embaucher sur des métiers dits « de femme » – (assistant de direction, sage -femme, etc.).

Mettre de la parité dans l’ADN de l’entreprise : la nouvelle bonne recette marketing de la performance ?

Tout comme la démarche RSE des entreprises a d’abord été vue comme un simple effet de mode, le mouvement pour l’égalité des droits des hommes et des femmes est encore trop souvent traité par-dessus la jambe (c’est le cas de le dire) par les entreprises. Or, les entreprises matures, qui ont engagé, il y a quelques années, une démarche RSE (dont la parité au passage fait partie) en récoltent les fruits : meilleur outil de production, image de marque renforcée, nouveaux marchés, économies substantielles, etc… la liste est longue.
Ainsi, les entreprises du secteur de l’IT qui peinent quasiment toutes à recruter et se battent chaque jour pour améliorer leur marque employeur (et attirer plus de talents que leurs voisins), seraient bien avisées de mettre un peu de parité dans leur discours et de mener des actions en faveur de l’égalité hommes/femmes. Non seulement pour améliorer leur image auprès des nouvelles générations de candidats (qui eux ont été moins conditionnés que leurs parents sur le sujet) mais aussi pour s’assurer de trouver les talents de sexe féminin qui pourraient venir grossir les rangs de leurs équipes.

Bref, il est peut-être temps que les entreprises se décident à tirer (vraiment) parti de la parité pour renforcer leur image de marque et cessent de se priver des multiples talents et de la performance offerte par des équipes mixtes.

 

 


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publicité et danse

Danse et publicité: « Danse avec les marques » ou quand la danse s’invite, avec succès, dans les publicités…

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La saison 9 de Danse avec les Stars (DALS pour les intimes) vient de se terminer, mettant à nouveau en lumièrela danse et les danseurs ainsi que toutes les émotions véhiculées par cet art ancestral. La publicité à sa manière aussi met de plus en plus à l’honneur la danse. Mobalpa, Joon, La boulangère, Seat, Sanex, IKEA ou encore Kenzo, comme de nombreuses autres marques allient danse et publicité pour porter leurs messages. Et on peut dire que cela fonctionne plutôt bien ! Je ne peux que m’en réjouir, moi qui suis danseuse, mais au-delà de cela, il est intéressant de comprendre pourquoi la danse est un vrai vecteur de communication et d’émotions.

1.     La danse parle à tout le monde

La première raison de ce revival de la danse dans les publicités, de mon point de vue, est que la danse parle le langage de tout le monde, quel que soit l’âge, le sexe, la culture, la génération. Danser est un art, et comme toute pratique artistique, elle porte des émotions et en donne. La danse, ce sont avant tout des émotions, celles que l’on sort de ses tripes quand on danse et celles que l’on reçoit en plein cœur quand on regarde une personne danser. La vente et le marketing sont aussi une histoire d’émotions et la danse  très bon outil pour soutenir un discours reposant en partie sur l’irrationnel. La publicité pour Ikea évoque, avec succès, la complicité autour de la danse entre une petit fils et sa grand-mère en jouant sur la confusion entre un rendez-vous galant et une soirée avec Mamie.

2.     La danse transmet en quelques secondes plus d’informations qu’un texte même court

La force du geste reste immense. La symbolique portée par la danse et son expression permet de faire passer en quelques secondes de longs discours. Et du temps, les marques en ont très peu en publicité télévisée (au prix de la minute sur les grandes chaines… on fait court et efficace !). Prenez la publicité pour la Seat Ibiza. Les danseurs sont beaux, élégants, modernes, souples, flexibles, etc. Or l’accroche marketing est « Start Moving » …  Les chorégraphies associées à cette publicité expriment tout cela, en quelques secondes. Sans grand discours.

 

3.     La danse se fait rare sur les écrans et éveille la curiosité

La danse, à mon grand désespoir, est peu montrée et peu médiatisée. Contrairement à certains pays où les danseuses sont des stars qui font les couvertures des Voici et Closer locaux, en France, en dehors de Patrick Dupond et de la grande Pietragalla, on est un peu léger… La danse en est d’autant plus appréciée, même pendant une publicité télévisée. C’est surprenant, et les publicitaires, dès les années 80 ne s’y sont pas trompés. Rappelez-vous la célèbre publicité pour Skip « il a la formule, oui vraiment nouvelle… ». De même, la publicité très réussie de Kenzo met en scène une chorégraphie étonnante qui montre toute l’originalité du parfum dont elle soutient le discours et s’offrant même le luxe d’une version longue plus que punchy.

4.     La danse c’est beau et  on a parfois besoin de beauté pour porter des messages forts

Rien de tel qu’un peu de douceur dans un monde de brutes. La danse peut faire passer aussi des idées fortes (comme la lutte contre les violence faites aux femmes ) comme des idées plus basiques ( s’envoler avec une nouvelle compagnie aérienne). J’ai été bluffé par cette campagne contre les violences faites aux femmes qui utilise la danse dans toute sa beauté pour dire l’indicible.

5.     La danse c’est la vie

Nous avons tous dansé une fois dans notre vie. On drague en dansant, on joue avec ses enfants en dansant, on apprend à danser avant de marcher. Quand on est heureux, on danse ( sous la pluie !). Dans la vie de tous les jours, la danse est présente. Ainsi, la marque La Boulangère fait danser des couples dans leur quotidien en lançant, au passage, un message sur la meilleure répartition des rôles au sein des couples.

Pour conclure, je dirai que la danse et l’art en général (quand le sujet est bien traité, ce qui pourrait un autre sujet d’article), est une véritable source d’inspiration pour les marques, qui en plus de vendre leurs produits, donnent un peu de plaisir à leurs futurs clients qui regardent leurs publicités.

Vous faites de la publicité ? Et bien dansez maintenant !


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phrases qui énervent

Pros du marketing et de la communication: tout ce que vous avez toujours eu envie de dire à vos clients sans oser vous lâcher…

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Les Pros du marketing et de la communication les ont tous entendues, ces « petites phrases qui énervent ». Parce que nos clients ne connaissent peut-être pas forcément nos métiers ou qu’ils oublient qu’eux-mêmes sont des fournisseurs (ou parce qu’aujourd’hui je suis de bonne humeur), j’ai décidé d’expliquer plutôt que de m’énerver…

Voici donc les fameuses « phrases qui énervent », suivies de la « réponse que nous ne pourrons jamais faire à nos clients » et l’explication qui va avec ! D’ailleurs, même si vous n’êtes pas un professionnel de la communication et du marketing, il y a des chances que ces petites phrases vous rappellent quelque chose. Que celui qui n’a jamais pensé ce que je vais écrire me jette la première pierre !

Le client : « Pour les fiches produits, nous n’avez qu’à faire un copier/coller à faire c’est toutes les mêmes, c’est vite fait ! »

Nous : « Bin voui, si tu veux un document tout moche et pas fini. D’ailleurs, si c’est si facile que cela, on se demande pourquoi tu ne le fais pas toi-même ! »

Mettre en page une fiche produit de deux pages, même si on a déjà créé une première fiche sur le même modèle, ne se résume pas à un copier/coller. Le texte est différent, il faut rechercher des illustrations adaptées et comme nous sommes des professionnels, nous ne faisons pas forcément les choses « vite fait ». La qualité se voit et elle est votre meilleur allié car elle vous valorise. Ne l’oublions pas.

Le client : « Et si vous écrivez une page au lieu de deux, est-ce que ça baisse le prix? »

Nous : « Heu… un peu mais ça ne te paiera pas ton voyage aux Seychelles! »

Il existe une variante pour les graphistes : « et si je fais 100 cartes au lieu de 200, est-ce que ça divise le prix par deux ? » En effet, lorsqu’il s’agit de concevoir un témoignage client, quelle que soit la longueur du texte à écrire, le temps passé à réaliser l’interview et collecter les informations restera le même. C’est d’ailleurs souvent l’intérêt du sujet qui déterminera la longueur du texte. Si nos clients font appel à nous, c’est peut-être justement parce que l’on sait extraire la « substantifique moelle » pour rédiger et créer les outils qui serviront au mieux leur stratégie commerciale et marketing.

Le client : « Vous pouvez changer la taille du logo ? Même si c’est déjà en impression, ça doit être possible ? »

Nous : « Bin, je suis pas Président des États Unis et je ne vais pas dépêcher le B613 (*) pour arrêter la chaîne de production de mon imprimeur ! »

On a peut-être parfois tendance à l’oublier, mais imprimer des documents ne se fait pas avec une photocopieuse au fond du garage. L’imprimerie est une industrie et un document imprimé a coûté du temps et de l’argent. Il a fallu le planifier (« je peux avoir les docs pour demain ? »), parfois passer en priorité devant d’autres travaux planifiés … Bref, l’imprimerie et le graphisme, c’est du sérieux. C’est aussi pour cela que nous disons à nos clients de bien relire les documents qu’ils nous donnent et de valider leurs choix. L’imprimeur n’est pas responsable des fautes d’orthographe de son client ou du papier trop « cheap » qui a été choisi…

Le client : «  Vous voulez que je vous donne des éléments de ma stratégie à 5 ans ? (long silence) Chai pas. Vous allez me l’dire non ? … »

Nous : « Alors là, c’est pas trop ce que j’avais prévu puisque je suis juste là pour rédiger une plaquette. J’ai déjà la stratégie de ma boîte à gérer. Si en plus, il faut que je devienne gratuitement le patron de mes clients …. Mais si tu me paies pour le faire, comme je sais le faire, je peux y réfléchir ».

Écrire une plaquette n’est pas construire la stratégie marketing et communication d’une entreprise à 5 ans. Je sais faire les deux bien sûr, je suis là pour accompagner les patrons de PME PMI, d’accord, mais… Rédiger une plaquette ne coûte pas le même prix et ne demande pas le même niveau de compétences et d’honoraires que de définir une stratégie. Qui peut le plus peut le moins, mais ça ne marche pas dans l’autre sens.

Le client: « C’est moins cher sur internet»

Nous : «C’est même gratuit, surtout profite de l’occas’, ça m’évitera de négocier pendant une heure pour faire une marge de 20 euros ! »

Certes, il existe des services disponibles sur Internet et il y aura toujours des prestataires qui seront moins chers, mais il faut savoir ce que l’on achète. D’ailleurs, l’imprimeur qui vous faisait des prix défiants toute concurrence, il a fermé non ? Travailler avec un prestataire d‘expérience et de proximité garantit aussi réactivité et compétence. Vous pourrez toujours nous appeler en cas de problème alors que le gars d’Internet, comme il est souvent à l’autre bout du monde et couché quand vous travaillez, vous allez avoir du mal à le joindre…

Le client: « J’ai trouvé des rédacteurs qui écrivent des articles de blog pour 20 euros sur Internet»

Nous : «Aucun souci mon gars, si tu veux le même contenu que ton concurrent, fonce, ça va booster ton référencement ! »

Question rédaction de contenu, il est qu’il y a tous les prix sur Internet et ailleurs. Il faut tout de même se poser les bonnes questions: comment peut-on vendre un article de blog à 20 euros ? Combien de temps y passe-t-on et qui écrit? Très souvent, la génération de contenu n’est abordée que par son aspect quantité, ce qui est bien dommage. Comme en cuisine, « mieux vaut petit rôti bien cuit que grosse ragougnasse fadasse! ». Des entreprises souvent étrangères et francophones, propose de générer régulièrement des contenus sur des thèmes d’actualité pour des prix défiants toute concurrence. Seul souci: quid de l’analyse de la pertinence des contenus, de l’atteinte de l’objectif et de la différenciation ? Comment éviter d’avoir le même contenu que son voisin (ce qui , je le rappelle, est pénalisé par les moteurs de recherche !).

Il n’y a pas de mal à s’offrir les services de ces entreprises mais il faut, là encore, savoir ce que l’on achète. ce n’est peut-être pas cher mais ça ne rapporte pas gros non plus…

Le client « Vous êtes trop cher ! »

Nous : « Non je ne suis pas trop cher, t’as peut-être pas les moyens de te payer mes services. »

Variante : « Vous vous embêtez pas les consultants… Au prix où vous êtes payés, je vais changer de boulot ! »

Nous : «Surtout, n’hésite pas et si c’était si cool, ça ferait longtemps que tout le monde serait consultant ! »

Faire intervenir un consultant qui a 20 ans d’expérience, deux « BAC+5 » et qui a occupé des fonctions de direction avant de passer du « côté sombre de la force », cela a un prix. Cela a aussi une très forte valeur ajoutée qu’il ne faut pas négliger. Un de mes clients, en faisant appel à nos services pour un coaching commercial, a ainsi vu le montant du contrat négocié passer de 150.000 euros à 300.000… Cela valait le coup d’investir… Ce n’est pas moi qui le dis, c’est lui ! De plus, n’oublions pas que le budget dédié au marketing et à la communication doit, pour être efficace, représenter au moins 5% du budget de fonctionnement de l’entreprise. Je ne peux pas vous garantir que si vous investissez 1 euro, vous gagnerez 1 euro, mais si vous investissez 0 euro, je suis sûre du résultat : vous gagnerez 0 euro voire vous perdrez de l’argent et des clients.

Le client : « Je vais gérer la mise en page de mon site web, j’ai fait celui de ma femme qui est écrivain »

Variante : « Mon dev’ va le faire en 2 temps 3 mouvements, il maîtrise l’informatique ! »

Nous : « Oui mais la rédaction des textes, la maintenance, l’harmonie des couleurs, l’ergonomie, l’expérience utilisateur, et, de façon plus générale, le goût pour la peinture c’est pas sûr ! D’ailleurs, y’a qu’à voir comment il s’habille… »

Loin de moi l’idée de freiner les bonnes volontés mais créer un site web ou un logo, rédiger un communiqué de presse ou une plaquette, réaliser une vidéo, ce sont de vrais métiers… Ce n’est pas parce que vous avez refait vous-même la déco de votre salle de bain que vous allez devenir plombier. De la même façon, ce n’est pas parce que vous avez gagné le prix de la nouvelle au Rotary Club quand vous étiez petit que vous saurez écrire un communiqué de presse et encore moins choisir les bonnes cibles pour sa diffusion … En dehors de la partie émergée de l’iceberg (la rédaction du CP ou la mise en ligne du site web), d’autres éléments sont à prendre en compte comme valider la pertinence face aux objectifs marketing, assurer la maintenance et l’évolutivité, ou encore vérifier avant d’appeler votre produit du délicieux nom de « Chloé », que le nom est disponible. Ce n’est pas quand votre communiqué de presse sera sur le web et que la concurrence se sera déchaînée, qu’il faudra y penser. Ce sera trop tard.

Le client : « Je vais faire traduire le site web par l’assistante RH, elle est bilingue »

Nous : « Oui mais Germaine, elle fait des RH, pas du marketing … »

Non seulement cela pourrait être vexant mais c’est, de plus, une erreur aussi grossière que fréquente. Parler une langue, même parfaitement, ne veut pas dire l’écrire correctement et encore moins être rédacteur marketing. Les articles qui traitent de ce sujet sur mon blog vous éclaireront sur cette problématique qui peut conduire à de grosses erreurs rédactionnelles (voire gênantes comme cette entreprise qui avait utilisé une expression à connotation sexuelle pour décrire une technique de gestion de la relation client).

Le client : « Pourriez pas me recruter un commercial vit’ fait ? »

(ça marche aussi avec « vous pourriez pas me rédiger un p’tit communiqué de presse ou me faire une p’tite vidéo vite fait sur le gaz? »)

Nous : « Euh bin non… Moi je suis consultante en développement marketing et commercial, pas recruteur (ni attachée de presse, ni réalisatrice vidéo) en fait … »

Certes, les consultants sont souvent les psychologues de l’entreprise et sont amenés à faire des recommandations qui peuvent aller plus loin que leurs attributions de base (développer le CA peut passer par recommander à son client de recruter des commerciaux selon un certain profil ou renforcer son équipe en place), mais nous ne savons pas tout faire. De plus, j’ai assez de respect pour mes clients et pour le travail de l’ensemble des consultants pour ne pas faire (mal) le travail à leur place. En revanche, je peux recommander, avec plaisir, des prestataires dont je connais les qualités et le professionnalisme.

Le client : « Allez soyez sympa, je vous fais un échange de marchandises »

Nous : « Des massages anticellulite gratos contre mes conseils en marketing, çà va pas le faire, je pense ! »

Non seulement les échanges marchandises ne sont pas ce qui se fait de plus légal mais cela limite un peu l’implication du dirigeant dans sa stratégie marketing. Le marketing et la communication sont des choses sérieuses qui nécessitent une véritable implication du dirigeant et cela passe aussi par une implication financière.

Le client : « De toute façon, le marketing ça sert à rien ! »

Nous : « (gloups) C’est vrai que depuis que je bosse pour toi, t’as développé ton chiffre d’affaires et gagné des parts de marché, mais t’as du beaucoup prier pour en arriver là … »

Si nous ne servions à rien, il y a bien longtemps que les consultants serait une espèce en voie de disparition. Certes, les livrables des consultants en marketing ne sont pas toujours aussi concrets qu’une plaquette commerciale ou un site web, mais construire la stratégie commerciale, repositionner un produit, revoir la grille tarifaire, développer la notoriété dans les journaux et sur les réseaux sociaux, sont autant de choses qui contribuent à développer le chiffre d’affaires. Et cela finit toujours par se voir sur le résultat de l’entreprise (généralement le ROI est mesurable à 3 ans).

Le client : « Vous pouvez me relire vite fait mon site web et corriger les fautes ? Après, j’aurai plein de trucs à vous donner, promis vous allez faire du chiffre avec moi »

Nous : « En fait, j’ai pas prévu de faire du bénévolat ou seulement pour des causes qui me tiennent à cœur ! A choisir entre donner du temps pour les femmes battues et sponsoriser ta boîte, je crois que je vais vite choisir … »

Communément appelé « le radin » ou « l’arnaqueur » ou « la diva », ce type de client ne pousse pas exclusivement dans les portefeuilles client des consultants (hélas). Il pense que nous sommes morts de faim et que nous n’attendions que lui pour travailler. et au passage, il tout simplement reposer le risque sur son fournisseur… Nous n’avons pas vocation à travailler gratuitement sauf si nous choisissons d’aider une association ou de faire une bonne action. Donc c’est officiel, un consultant, un graphiste, une attachée de presse, ce sont des gens comme les autres qui ont besoin d’argent pour vivre. Il faut donc les payer et la qualité a un prix…

Et la meilleure pour la fin :

Le client : « Le client est roi quand même ! »

Nous  (comme dirait une de mes copines) : « Oui, il est roi ! Mais seulement quand il paie ! »

 

Surtout n’hésitez pas à commenter et à nous fournir, vous aussi, « vos petites phrases qui énervent », nous sommes preneurs !

Note de la rédactrice : toute ressemblance avec des personnages ou des faits réels, serait purement fortuite 

(*) « Olivia POPE de la série Scandal, sors de ce corps ! »


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Le double effet de la #PenséeQuiRendBelle de Dove : porter l’image de la marque et la positionner comme un acteur responsable et citoyen

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Après Always (voir article à ce sujet) et son #LikeAGirl qui visait à redonner aux femmes une bonne image de leur condition féminine, c’est au tour de Dove, marque emblématique, de réaliser un très joli film lui permettant de dénoncer le manque d’estime des femmes. Et de travailler son image !

Le leitmotiv de la saga DOVE : casser (enfin) les codes de la beauté !

Dove a toujours su innover dans sa communication en s’appuyant sur les défauts et les qualités de ses clients et en valorisant l’ensemble de ses acheteuses. Loin des clichés habituels des marques de beauté qui ont pour égéries des canons de beauté toutes plus minces et plus élégantes les unes que les autres (quand on est une ménagère de moins de 50 ans ça énerve plus que ça ne fait rêver… soyons honnêtes !), Dove a fait le choix il y a plusieurs années de présenter dans ses spots publicitaires des femmes que l’on pourrait qualifier de « normales » : grosses, maigres, petites, jeunes, vieilles et de toutes origines. Une initiative fortement appréciée des consommatrices en général qui s’identifient plus facilement à ces femmes qui leur ressemblent. « C’est la pub Dove » est devenu une expression courante pour désigner un groupe de femmes très différentes (exemple : « dans les cours de danse orientale, il n’y a pas de profil type pour les élèves, c’est la pub Dove !).

Enquête et campagne vidéo virale : quand générer du contenu rime avec militer !

Cette fois-ci, Dove est allé plus loin en s’engageant au côté des femmes pour développer l’estime de soi qui leur manque si souvent. Pour cela, la marque ne s’est pas contentée de faire une publicité « cucul la praline » qui dirait « aimez vous comme vous êtes ! ». Elle a réalisé avec Harris Interactive une étude auprès d’un échantillon de femmes qui a révélé que seuls 8% des femmes françaises ont confiance en leur beauté et 3% se sentent vraiment belles ! Le chiffre le plus intéressant (et qui a servi de base au traitement de cette publicité) est celui qui concerne la dureté du regard que les femmes portent sur elles-mêmes. Ainsi 58% des femmes reconnaissent que les critiques les plus violentes viennent d’elles-mêmes. L’étude montre ainsi l’impact des pensées, positives ou négatives, sur l’estime de soi.

Le parti pris de cette campagne vidéo est donc de faire dire par quelqu’un d’autre les horreurs que l’on se dit devant sa glace tous les matins… Et il y a de quoi prendre peur !!! La prise de conscience en direct des femmes qui ont participé à la réalisation du spot en dit long sur la violence des propos que les femmes sont capables de tenir à leur encontre…

D’un point de vue marketing, pourquoi c’est réussi ?

Tout simplement par ce que cette campagne cumule un grand nombre de points forts qui en font, pour moi, une campagne de génération de contenu de référence :

Tout d’abord parce que ça fonctionne ! Le spot est partagé sur les réseaux sociaux, tout le monde ne parle, bref, rare sont ceux qui n’ont pas a été touchés par cette campagne…

– Ensuite c’est une action qui repose sur des données et une étude à priori sérieuse qui donnent du poids au choix de l’angle de traitement de la publicité.

C’est une stratégie sur le long terme qui vise à valoriser les femmes et donc les acheteuses et qui est en parfaite cohérence avec les campagnes précédentes.

Cette campagne augmente le capital sympathie de la marque qui se pose comme « anti-cliché » et qui permet de développer une nouvelle relation à la marque, et bien sûr de trouver nouveaux clients (« ils ont raison Dove, je ne prends pas assez soin de moi et donc je devrai m’acheter des produits de beauté, et comme Dove est sympa, je vais plutôt dépenser mes sous auprès d’une marque qui milite pour que je me sente mieux tous les jours »…. CQFD).

Le timing est impeccable, en phase avec la Journée Internationale des Droits des Femmes.

Dove se positionne comme une entreprise responsable ; Dove est un acteur majeur du marché et que la marque a, à ce titre, a une responsabilité vis à vis de ses consommatrices et de la société en général…

La mise en scène est parfaite et comme dans les publicités d’Always ou récemment sur un autre sujet Sosh, elle met en scène des gens de la « vraie vie » qui ne sont plus des acteurs mais des témoins. Des témoins de la vraie vie qui ne jouent pas un rôle et donc qui sont crédibles…

Voir aussi sur le même sujet : Always et sa campagne #LikeAGirl


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8 mars 2015

8 mars 2015: Femme, chef d’entreprise et mère de famille: pourquoi j’ai le droit (et le devoir) d’être féministe en 2015

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Journée des droits de la femme oblige (et non journée de la femme !), les phrases toutes faites sur le féminisme sont légion : « c’est plus la peine d’être féministe », « à quoi ça sert en 2015 vous avez l’égalité non ? », « c’est la journée de la femme on va être gentil avec vous », … Cette avalanche de réflexions, qui ne partent pas forcément d’un mauvais sentiment, m’a donné envie de m’exprimer sur mon engagement et de l’expliquer, dans le cadre de mon blog. Parce que je suis à la fois entrepreneuse et mère de famille mais aussi une femme confrontée comme les autres au regard de la société, que ce soit dans la sphère professionnelle ou privée.

Voici 5 bonnes raisons d’avoir le droit (et le devoir) d’être encore féministe en 2015.

1ère bonne raison : parce que je suis « une privilégiée » et que malgré cela, j’ai été confrontée aux idées reçues

En tant que femme, je suis plutôt privilégiée : élevée par un père féministe avant l’heure (« fais des études ma fille pour ne pas dépendre de ton mari plus tard »), j’ai épousé un homme qui n’a jamais pris ombrage de ma réussite professionnelle et s’est arrêté de travailler pour élever nos enfants avant de repartir lui-même vers une belle carrière. Lorsque j’étais salariée, les dirigeants de l’entreprise ont toujours veillé à recruter des femmes et à leur offrir des postes de direction et depuis que je suis mon propre patron, je n’ai jamais vraiment ressenti de sexisme chez les clients ou mes fournisseurs (juste quelques blagues graveleuses …).

Pourtant, j’ai été confronté à des situations que l’on pourrait juger d’un autre âge lorsque l’on a comme moi la culture de l’égalité. Que ce soit le PDG de l’entreprise pour laquelle je travaillais que l’on annonçait avec «  son harem » (désolée si, sur 5 directeurs, 4 étaient des femmes) , la conseillère de l’ex ANPE, qui me voyant arriver enceinte, m’a gentiment conseillé de rester chez moi et d’accoucher de mon petit 3ème avant de monter ma boite (je suis pas malade, je suis enceinte…) ou l’un de mes clients qui pensait être le roi de la parité car il comptait 50% de femmes dans ses effectifs mais seulement une femme à un poste de direction, ces situations, lorsqu’elles sont vécues par les femmes sont souvent perçues comme un retour en arrière.

2ème bonne raison : parce que j’ai conscience que mes sœurs n’ont pas toutes cette chance

Je ne vis pas au pays des Bisounours. Ce n’est pas parce que la plupart de mes amies ont la même chance que moi d’évoluer dans un milieu peu sexiste, que je dois oublier les autres femmes, toutes celles dont je connais personnellement l’histoire et qui ont été battues par leur compagnon, humiliées par leur père ou réduites au silence pour permettre à Môssieur de briller en société. Ce n’est pas parce que je ne souffre pas de machisme au quotidien que je ne dois pas les défendre. Au contraire. On les a bâillonnées, c’est à nous de faire du bruit pour elles, en éduquant nos enfants (surtout nos fils) et en racontant leurs histoires.

3ème bonne raison : parce que l’égalité en France est inscrite dans les textes mais pas toujours dans le quotidien

Bien sûr, allez vous me dire : « de quoi vous plaignez-vous l’égalité vous l’avez ! ». Dans les textes oui ! Que répondez-vous aux 2 millions de femmes battues en France, à celles qui pour un même poste sont payées 20% de moins que leurs collègues masculins et à celles à qui l’on conseille de ne pas faire d’enfants si elles veulent réussir leur carrière ?

Nos mères et nos grands-mères se sont battues pour avoir l’égalité et nous avons, non seulement un devoir de mémoire vis à vis d’elles, mais aussi l’obligation de continuer le combat, juste par respect pour celui qu’elles ont mené. Les « 343 salopes », les suffragettes, la grande Olympe de Gouge, entre autres, ne se sont pas battues pour pour rien. Nous n’avons le droit de voter que depuis 1945 et le code Napoléon, qui considérait la femme comme une mineure à vie placée sous tutelle de son père puis de son mari, n’a été abrogé qu’en 1975. Un peu fragile pour faire la maline et penser que tout est gagné…

4ème bonne raison : parce que des femmes luttent encore, partout dans le monde, pour conduire un voiture, ne pas être excisées ou ne pas être mariées de force

Même si la France prône la liberté, l’égalité, la fraternité, ce n’est pas vraiment le cas de nombreux pays où, pour aller à l’école ou travailler, les femmes doivent se battre quand on ne les contraint pas à s’affubler de tenues toutes aussi étonnantes que peu pratiques pour avoir le droit d’être médecin ou journaliste. Le concept de la femme indépendante financièrement ou tout simplement de la femme exerçant une activité professionnelle reste encore un concept limité géographiquement parlant… Sans compter les pays qui furent des hauts lieux de la modernité féministe et qui on fait machine arrière en rabotant salement leur code de la famille (et au passage les droits des femmes !)

5ème bonne raison (last but not least) : parce qu’il y a encore du boulot pour faire profondément changer les mentalités et que cela commence au quotidien, à la maison et dans l’entreprise !

Pas de combat pour la place de la femme dans la société sans des hommes qui s’engagent au côté de leurs compagnes. Il y a encore un long chemin à faire pour changer les mentalités et ce dès la naissance. Rien ne prédestine, scientifiquement, une femme à faire le ménage plus qu’un homme (à part les hommes et encore trop souvent, sa propre mère !). Nous sommes forcément différentes des hommes mais notre cerveau fonctionne aussi bien que le leur même s’il est, techniquement, plus petit (sachez tout de même que Einstein avait un cerveau de la taille de celui d’une femme…)

Comme les choses n’avancent généralement pas toutes seules, il faut bien trouver le moyen de les faire progresser. Et pour parcourir ce long chemin, il faut agir faut pas avoir peur de se faire traiter de féministe J

Quelques références qui sont les miennes : un excellent livre de Virginie Despentes qui s’appelle « King Kong Théorie », un recueil d’anecdotes regroupés dans « Vie de meuf » issu d’un blog éponyme, le merveilleux discours d’Emma Watson devant les représentants des Nations Unis et bien sûr la déclaration des droits de le femme et de la citoyenne de Olympe de Gouge.


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« Je suis passé chez Sosh » : enfin une campagne de pub réussie qui s’appuie sur les réseaux sociaux et le second degré…

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La nouvelle publicité télévisée de Sosh a au moins un premier intérêt : on s’en rappelle ! L’exercice est aussi intéressant que périlleux mais plutôt réussi pour l’opérateur qui non seulement fait le buzz (l’expression est dans la bouche de tous les ados et de leurs parents) mais a su exploiter intelligemment les réseaux sociaux et ses RH. Voici pourquoi j’aime :

  1. l’idée trouve sa source au sein même du réseau Sosh et des communautés d’internautes

Dans le réseau Sosh, les collaborateurs avaient entre eux l’habitude de rire de ce « virelangue » qui rendait difficile la prononciation de la phrase : « Je suis pashé chez Sosh ». Sur les réseaux sociaux également, la blague circulait. C’est ainsi que l’idée a germé de faire une campagne qui utiliserait l’expression pour montrer que, pour une fois, changer d’opérateur était plus facile à faire qu’à dire !

  1. l’agence a fait appel aux réseaux sociaux pour son casting et c’est plutôt bien

Pour le casting, Sosh a choisi de faire appel aux internautes de la communauté Sosh.fr ainsi que sur Facebook et Twitter, en leur proposant de participer à la prochaine campagne de publicité de la marque. D’après Sosh, « les deux réalisateurs du spot – Arthur King et Julien Potart de chez Konbini – ont laissé croire aux participants qu’ils avaient été convoqués pour un simple casting dans un décor minimaliste et coloré, mais c’était en réalité un vrai tournage. Les clients ont éclaté de rire après avoir compris le concept ! ». Résultat, la pub est fraiche, spontanée, il y a un vrai moment de complicité, les acteurs ressemblent aux gens de tous les jours… Ils nous ressemblent, nous les clients ou clients potentiels de la marque ! C’est plutôt bien joué.

  1. Cerise sur le gâteau : vous savez quoi ? Le message passe (bin oui !)

Finalement, ce qui reste le plus intéressant dans cette campagne, c’est que le message passe. On rigole, on se souvient du message, et oui finalement, on se dit que c’est plus facile à faire qu’à dire.

Le vrai plus de cette campagne de publicité, c’est justement qu’elle rassemble des ingrédients efficaces, qui s’appuient à la fois sur l’histoire et la culture de la marque mais aussi sur ses clients et les réseaux sociaux. Voilà une utilisation plutôt intelligente de communautés qui humanisent la relation et rend crédible le spot TV.

Verdict : plutôt une belle réussite !

Je n’en dirai pas autant de la dernière publicité pour Durex, qui, si elle avait au départ la bonne idée de présenter une conversation être une spécialiste du sexe et un couple (qui pourrait être vous et moi), a plutôt mal traité (voire maltraité) le sujet avec des acteurs qui manquent cruellement de naturel (le sujet ne s’y prête pas ? pas d’accord !)


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22 ! V’là « Les poulets de Loué » qui récidivent !

Cette semaine, j’avais prévu de ne pas écrire sur mon blog, vacances obligent. Mais finalement le trajet entre Nice, Clermont Ferrand et Lacanau m’a laissé assez pantoise face à une publicité rencontrée de nombreuses fois sur le bord de la route… Celle des Poulets de Loué, des récidivistes de la publicité« qui fait parler ». Une fois encore les poulets de Loué font honneur à nos «poulets» qui, comme les organismes de prévention routière en sont quelque peu irrités…

Il faut dire que cette publicité qui, si elle fait le buzz, ne fait pas vraiment l’unanimité … Esprit potache me direz-vous ou provoc de mauvais goût… Sur le site web de la marque, on peut même jouer pour gagner les affiches de la publicité.

poulet de loué la publicité qui fait le buzz

« le bon goût depuis toujours »…

J’avoue ne pas avoir d’avis sur la question tant cette affiche m’a laissée bouche bée … J’avoue avoir tout de même souri en constatant que l’accroche marketing était « le bon goût depuis toujours »… Une devise qui ne doit, visiblement, s’appliquer qu’aux produits…

Si l’objectif était de faire parler de la marque, le but est atteint … Je salue alors l’initiative.

Mais si c’était de mettre en avant la qualité du produit, je suis plus dubitative… Car cela passe finalement légèrement au second plan… Or la publicité doit porter un message… Là on est en droit de se demander si le message produit est bien porté… Je vous laisse le soin de commenter …

Le site de la marque : http://www.loue.fr/


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Always et son #LikeAGirl : servir la marque autant que la cause de ses consommatrices

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Avec sa campagne #LikeAGirl, Always se positionne comme un véritable acteur du marché de l’hygiène féminine et à ce titre prend une posture responsable vis à vis de la condition de la femme.

L’idée de base est simple : l’expression « comme une fille » est souvent utilisée comme une insulte et nombre de jeunes filles ont finalement une mauvaise image d’elles-mêmes une fois devenues adolescentes. Une expression qui n’est absolument pas ressentie comme une insulte par les petites filles. C’est ce que démontre la vidéo baptisée #LikeAGirl.

Lorsque l’on demande à une jeune fille ce que c’est que courir « comme une fille » ou lancer « comme une fille », elle va effectuer l’action en se ridiculisant. Si on pose la même question à une petite fille, elle va courir ou lancer naturellement. Always, par cette vidéo, affirme son engagement auprès des jeunes filles en les aidant à garder cette confiance en elle, qu’elles perdent souvent à l’adolescence.

A la fois outil marketing et message militant, ce contenu sert aussi bien l’image de la marque que la cause de ses consommatrices. Elle éduque les jeunes filles et porte l’image d’une marque responsable et engagée. A ce jour, la vidéo comptabilise plus de 36 millions de vues et a été largement partagée sur les réseaux sociaux.


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Un autre regard sur… la com’ avec un spot pas comme les autres pour sensibiliser à la famine !

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J’aime beaucoup l’approche et ça marche… j’ai signé la pétition.


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